APEDEF se bat pour les droits et la place de la femme, pour un meilleur équilibre de la société.

La journée internationale des droits des femmes 2016, a été célébrée dans le monde entier le 08 mars dernier avec entrain et espoirs, d’améliorer la condition de la femme. Il en était de même des jours qui précédaient cette journée officielle, où plusieurs activités de réflexion, débats, rencontres, …, étaient organisées ci et là par des institutions, organisations, associations, autour de la question centrale de la femme. Tel était le cas de l’Association Pour l’Egalité et le Développement des Femmes (APEDEF), qui proposait à ses invités un tableau attrayant d’activités, le 27 février au Curo Hall de la commune d’Anderlecht.

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Des femmes, mais aussi des hommes venus d’Ecosse, d’Allemagne, d’Angleterre, d’Espagne, du Cameroun et des quatre coins de la Belgique ont célébré cette journée spéciale, rehaussée par la présence des épouses d’ambassadeurs du Cameroun, de la Guinée Equatoriale, du Togo, du Congo Brazzaville et d’Espagne à Bruxelles.
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La première partie de la journée fut garnie par un salon dédié aux soins de beauté. « Bien prendre soin de son corps, c’est aussi là, que la femme puise sa force, sa féminité, son élégance », nous révèle Flora, esthéticienne. Ainsi, plusieurs visiteurs du salon de beauté ont pu bénéficier des massages, du relooking et des conseils prodigués par la spécialiste.
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Tout comme Gracia Nkosi, esthéticienne à l’institut Peau Douce, qui, grâce à l’utilisation de sa gamme de produits naturels et au nouveaux appareils mis au point, vous restez beau et belle sans devoir se dépigmenter la peau, sans devoir subir une intervention chirurgicale. A la place de la liposcucion, elle propose, la lipocavitation. La lipocavitation est un procédé où l’appareil émet des ondes énergétiques qui vont faire exploser tous les amas cellulotiques de la peau jusqu’à la 3ème couche, nous explique Gracia Nkosi. Par séance, on évacue jusqu’à 1 cm de graisse et c’est prouvé médicalement.
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Adline, infirmière en cardiologie interventionnelle, nous a entretenu sur les soins des cheveux, un élément important et déterminant dans la beauté de la femme. Après avoir présenté les différents types de cheveux : lisse, bouclé et crépu, l’infirmière a développé, l’anatomie et les soins à appliquer aux cheveux, ente mps normal et en cas d’agressions, dues à des facteurs internes: une alimentation non équilibrée, le stress, les problèmes de thyroïdes; ou à des facteurs externes: l’utilisation de produits non adoptés, le défrisage, qui détruit le cheveu africain à 90% , la coloration par des produits chimiques, etc.

Plusieurs autres stands de produits cosmétiques naturels et non naturels aussi bien pour la peau que pour les cheveux étaient bien représentés. C’est le cas d’Aullyn cosmétics, de Moringa, ou encore de Mary Kay. Il en est de même d’autres exposants qui ont saisi cette vitrine pour présenter les modèles, les produits de leur marque, ou de marque de tiers à l’instar de Taturi Trove , My little Cameroon et APEDEF, éditrice par ailleurs du magazine féminin éponyme.
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Dans la seconde partie de la journée, les invités ont assisté à une conférence-débat, sur des thématiques variés, présentés par un aréopage d’intervenants de qualité. Le professeur Di Charles, spécialisé en Psycho-pathologie cliniques à l’université de Paris Descartes, a déployé sa vision de la perception du pouvoir par les femmes. « L’histoire de l’humanité est une histoire misogyne, sexiste. C’est notre responsabilité de pouvoir changer la donne pour améliorer la situation sur le long terme. l’humanité a toujours fait une place misérable à la femme. Pour sortir de ce carcan, il faut trouver les ressources en la femme elle-même et dans le reste de la société. Comment? ». Pour répondre à cette question, Di Charles propose :

1) Un changement de mentalité, c’est à dire qu’il faut subvertir la représentativité de la mentalité que nous avons de la femme.
2) Une rééducation des mentalités s’impose. En d’autres termes, nous devons rééduquer pour envisager la femme dans une autre posture. Il est donc question de re-changer notre logiciel sur la femme, de le sortir de la logique d’un objet de l’utilité de ce qui vient agrémenter l’existence de l’autre pour une coéxistence complémentaire. Et il faut des décisions politiques qui se nourrissent de la la pensée scientifique.
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Joëlle Kapompole, députée Wallonne, première sénatrice noire élue en Belgique (2004-2009), puis réélue pour la 3ème fois (2012-2014), mais aussi la première députée provinciale, présidente du centre hospitalier Mons Borinage,…, a puisé dans sa riche carrière couronnée de grandes responsabilités , pour partager avec les invités du jour, ces 5 secrets pour réussir dans la vie. En mettant en avant, le lien entre la famille et le politique:

1) il faut travailler sur la confiance en soi, l’estime de soi, le développement personnel
2) il faut être confiant des compétences que nous avons et ne pas se laisser distraire par des remarques sexistes misogynes. On peut se fixer des objectifs, et même ces objectifs peuvent être ambitieux. Il y a un choix à faire en terme de compagnon de vie, c’est un véritable soutien de garder cet équilibre c’est grâce à la famille. Sans oublier les personnes inspirantes les parents l’entourage familial
3) Il faut beaucoup travailler, mais dans le plaisir
4) Il s’inspirer par les mentors. C’est de se dire dans ce domaine-là, c’est avec telle personne que j’aimerai échanger. C’est la logique de mentorat de mentorchip, pour être aidé et soutenu.
5) Le leadership. Non pas être chef pour être chef mais pour être un influenceur. Si on veut changer les choses, on doit être des influenceurs. Il faut pouvoir se dire qu’on peut être des leaders d’abord de notre propre vie, puis dans la vie professionnelle. On peut se fixer des objectifs, on peut les atteindre, on peut influencer les choses.
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Badon Mohammed, doctorant en sociologie en Espagne, dans son exposé sur les femmes et médias, a souligné la discrimination à l’égard de la femme qui pourtant participent au développement de la société. « Les femmes sont majoritaires dans la société, mais malheureusement dans la majeur partie des médias: presse écrite, TV radio elles sont une minorité. On voit surtout les femmes dans les magazines spécialisés et très peu dans les médias de grande écoute ou d’un lectorat important. Il y a donc un vrai équilibrage à faire de ce côté là. C’est aussi notre combat, nous les hommes, de souvenir la femme et changer la vision du monde qui ne doit plus être que celle de l’homme mais aussi celle de la femme ».

Au terme des exposés, les échanges avec les invités se sont poursuivis.

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Mourin Barbara, une des oratrices à la conférence-débat, revient sur l’objet de sa présentation.
« J’avais choisi de parler des freins qui empêchent les femmes et principalement les femmes noires, à pouvoir atteindre leurs objectifs en terme de projet professionnel. Les trois exemples cités lors de la conférence, d’une responsable de pharmacie, qui dit à son employée (d’origine africaine), qu’elle risquerait de perdre des clients, si l’employée africaine fait les préparations. Ou encore cette autre africaine, nantie d’un master et pédagogie, après avoir réussie son examen écrit dans un recrutement, est reléguée dans une classe par une secrétaire, pour suivre les cours de français, … Ces stéréotypes insidieux témoignent des freins qui existent. Ils sont nombreux. Ils sont liés à une identité de genre. Les femmes sont freinées pour des tas de raisons objectives, liées à leur identité féminine, et puis quand on est femmes et noire, le plafond de verre est en double épaisseur, parce que les discriminations liées à la couleur de peau, c’est une réalité aussi et il faut pouvoir le dire ouvertement. Même si des instruments institutionnels existent pour essayer de limiter cette discrimination, elles opèrent toujours dans la société. je pense qu’il est temps de mettre en place de réels dispositifs d’ascencion sociale, de décloisonnement des identité et des communautés ».

La troisième partie de cette journée marathon, s’est poursuivie autour d’un diner de gala. Les convives se sont enjaillés autour de la gastronomie de la pièce de théâtre, de la musique, de la présentation des candidates à la future élection de miss Cameroun 2016. De nombreux cadeaux ont été offerts aux invités, au cours d’une tombola. La soirée s’est clôturée par la danse.

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Fatitha El Ik dimi, échevine du Logement, Infrastructure et en charge de la jeunesse, réagit au terme de cette journée spéciale.

Je suis vraiment ravi que l’APEDEF ait pu organiser cet évènement dans notre commune. L’association est née il n’ y a pas longtemps, j’ai eu l’occasion de rencontrer la présidente Edwige qui m’avait convié à cette manifestation. Je suis vraiment contente de voir que toutes ces activités ont pu se tenir. Il y a eu une conférence-débat très importante sur le femme et le pouvoir cet-après midi. Je pense qu’il faut des associations comme telle, pour défendre les droits des femmes et continuer à se battre pour la place de la femme. Car aujourd’hui, c’est difficile, il faut continuer à se battre et prendre sa place. En tant qu’échevine de la jeunesse, quand j’ai commencé, ce n’était pas évident. Il fallait vraiment se battre et je dirai qu’il faudrait encore se battre. Il est important, que des associations de ce type puissent exister et mettre en place, des initiatives, des activités liées à la femme, et faire en sorte que la femme soit de plus en plus respectée, avec plus de liberté et un partage égalitaire avec (les hommes). Il est important de cibler la jeunesse aujourd’hui et de la rendre sensible par rapport à la thématique de la femme. Je vais évidemment relayer l’information du niveau du collège afin de faire participer cette association avec d’autres, aux rencontres organisées au niveau de la commune.
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Edwige Abena, présidente de l’association pour l’égalité et le droit des femmes (APEDEF), tire un bilan au terme de cette journée.
C’est un véritable sentiment de joie. Tout s’est bien passé. Nous avons eu comme d’habitude des intervenants de qualité, le thème de la journée était attrayant, les gens étaient satisfaits et moi également. Ce que nous voulons dire au politique, c’est que, les lois existent certes, mais nous demandons à ce que ces lois soient appliquées. Comme disait l’un des intervenants aujourd’hui, le fait d’exclure un genre, dans le genre humain, est une grosse perte dans la société. Les femmes contribuent beaucoup dans le développement et l’évolution de la société et il faut les mettre en avant pour que les choses évoluent. Je tiens à remercier toutes les femmes APEDEF qui s’investissent, qui donnent de leur temps, de leur énergie de leur amour, pour la prospérité de l’association. Je les remercie et les encourage. J’ai besoin de chacune d’elle pour avancer et témoigner de la dynamique de APEDEF, de promouvoir la femme et de défendre les droits des femmes.

Satisfécit général au terme d’une journée spéciale consacrée à la femme, ce 27 février 2016 et qui témoigne surtout de la dynamique d’une association (APEDEF), d’inscrire celle-ci parmi les organisations dignes d’une représentativité de la femme dans le monde. Ghislain Zobiyo

About Ghislain Zobiyo

Journalist Reporter and contributor to Xinhua News Agency in charge of the European institutions news and Belgian federal government news since 2018. Managing Director of Brussels Information Press Media and editor of the news website www.bipmedia.be. This site is dedicated to the news of the diaspora, to North-South cooperation of any kind in general and particularly between the European Union and the Organization of African, Caribbean and Pacific States, between the EU and the African Union. Brussels, capital of the European institutions and headquarters of NATO, is also at the heart of our current affairs. It is an exceptional and cosmopolitan city where more than 184 nationalities and cultures of the world live, meet and exchange. Our information site also gives a special place to the African culture.

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