BRUXELLES, le 22 janvier (BIPMedia)
Les 27 Chefs d’États et de gouvernement de l’Union européenne se retrouvent en urgence à Bruxelles ce 22 janvier pour un sommet informel consacré au Groenland, dans un climat apaisé, soit moins de 24h après l’abandon total par Donald Trump, des droits de douanes sur les importations de huit pays européens, mais aussi l’arrêt de l’utilisation de la force par le président américain pour annexer le Groenland.
A son arrivée, le président français Emmanuel Macron a fait savoir que les dirigeants européens se réunissaient pour marquer leur unité, en soutien au Danemark pour son intégrité territoriale et pour sa souveraineté.
Même son de cloche de la part de la présidente du Parlement européen Roberta Metsola dont le message est clair. « Nous soutenons pleinement le Groenland et le Danemark, leur indépendance, leur intégrité territoriale et leur souveraineté ».
Lors de son discours le 21 janvier au Forum économique mondial de Davos en Suisse, le président américain avait écarté pour la première fois, sa menace d’annexer par la force le Groenland, un territoire autonome rattaché au Danemark.
Donald Trump avait également fait marche-arrière après avoir proféré des menaces le 18 janvier dernier, d’imposer à compter du 1er février des droits de douane de 10 % sur toutes les marchandises provenant d’Allemagne, du Danemark, de Finlande, de France, de Norvège, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Suède, en raison du soutien de ces au Danemark.
Un bras de fer c’était installé entre l’unité des États membres de l’UE précités qui soutiennent le Danemark et l’exécution des menaces de Donald Trump.
Les deux revirements du président américain témoignent de l’inflexibilité des États membres de l’UE, face à ce qu’ils considèrent une violation du droit international.
« Quand l’Europe est unie elle est forte, elle réagit vite et les choses rentrent dans l’ordre », a déclaré le président Macron. L’Europe a réagi de manière unie, utilisant les instruments qu’elle a à sa disposition. T andis qu’elle est menacée, elle peut se faire respecter, a poursuivi Mr Macron.
Ces deux revirements du président américain ont créé un climat de décrispation et ont abouti à une négociation tripartite Groenland – Danemark Etats-Unis, lors du forum de Davos. L’UE a déjà fait savoir qu’elle apportera tout son soutien au Danemark et au Groenland.
Bien que le président américain ai fait savoir mercredi que sa rencontre avec M. Rutte avait permis d’établir les grandes lignes d’un futur accord » concernant le Groenland et la région arctique au sens large, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen a déclaré jeudi que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, n’avait pas mandat pour négocier au nom du Danemark ou du Groenland. Ces négociations tripartites sur le Groenland s’annoncent houleuses.
Lors de ce sommet, les dirigeants européens plancheront sur les relations transatlantiques et comment dynamiser celles-ci.
Sur le « Conseil de la paix » pour Gaza initié par Donald Trump, les dirigeants européens échangeront leurs points de vue, bien que ce Conseil soit différemment apprécié.
Tous les États membres de l’UE ont reçu l’invitation de prendre part à ce Conseil de la paix pour Gaza. A ce jour, seul la Hongrie de Viktor Orban a donné son accord de participation. La France, la Norvège et l’Ukraine ont adressé un refus catégorique. Bon nombre de pays de l’UE doivent encore se décider.
Des pays comme l’Argentine, l’Egypte, le Maroc, les Émirats arabes unis, l’Azerbaïdjan ont donné leur accord de participation au Conseil de paix pour Gaza.
La question ukrainienne ne sera pas en reste. Le Président français a affirmé que le soutien à la fois militaire et financier de l’UE en faveur de l’Ukraine est à court terme, avec cependant une planification des garanties de sécurité ».